jeudi 13 novembre 2008

Mind mapping ?

12 novembre 2008
Le mind mapping pour contrecarrer le copier-coller
Copier sur un seul, c’est du plagiat. Copier sur deux, c’est de la recherche. (Wilson Mizner)
La quasi unanimité des professeurs à décrier le copier-coller et à pointer du doigt les nouvelles technologies de l'information porte à croire que son rejet systématique relève davantage de la pensée de groupe que d'une réflexion sur le phénomène. Je l'ai constaté maintes fois au refus des professeurs d'en discuter. Le copier-coller n'est pas d'emblée un signe de fausseté ou de paresse intellectuelle, quoique cela ne soit pas exclu; il s'inscrit souvent dans un processus de synthèse où l’auteur pèche par négligence, voire par ignorance. Dans la plupart des cas, en situation d’apprentissage, cela ne justifie pas le rejet total du travail.
La valorisation de la démarche, en amont du produit final, est un moyen efficace de prévenir le copier-coller. Les habiletés et les stratégies inhérentes à la démarche constituent d’ailleurs les éléments les plus transférables des apprentissages scolaires.
Gaël Plantin a compris l’importance de former les élèves à la démarche par une escale dans l’univers du mind mapping (M’Sieur S.V.P.? : Les cartes heuristiques pour lutter contre le Copier-Coller?; source : Éducation 2.0). On notera la structure fort détaillée de sa planification.
Il serait mal venu à quiconque de critiquer le chemin tracé par Gaël, dans l’ignorance du contexte, des élèves et de l’intention pédagogique. Je veux seulement signaler que les cartes heuristiques peuvent être tantôt un moyen de brainstorming, tantôt un moyen de représenter le plan d’un travail, parfois même les deux à la fois. Contrairement à un plan de rédaction traditionnel, cependant, la méthode qu’il propose a l’insigne avantage de limiter la pensée à des mots-clés, évitant d’autant plus le copier-coller.
(Image thématique : Diagram Showing the Parallax of the Plantes, par Charles Bunt)
Par ricochet :À la défense du copier-coller

dimanche 9 novembre 2008


La fin du web 2.0?

C’est pourtant par là que tout avait commencé, en Novembre 2004 : la première Web 2.0 Conference, organisée par l’éditeur Tim O’Reilly, lançait l’expression qui allait connaître le succès que l’on sait. Et bien le Web 2.0 Summit qui se tient cette semaine à San Francisco pourrait bien annoncer son enterrement.
Car voilà bien longtemps que j’ai aussi peu entendu parler de web 2.0, dans une conférence qui s’est pourtant révélée passionnante. En trois jours, le mot aura a peine été prononcé par Tim O’Reilly lui même, notamment lors d’une table ronde réunissant les grands acteurs du « cloud computing », comme Google et Salesfroce.
Les géants du web 2.0 ont soit choisi de parler d’autres chose, comme Google qui nous a parlé de sa fondation Google.org, ou Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook… qui a choisi de ne parler de rien, mais avec talent. Quand a Jerry Yang, le fondateur et patron de Yahoo !, il a fait un peu pâle figure. Il a semblé empêtré dans ses problèmes avec Google, lançant un clair appel du pied à Microsoft pour relancer les discussions d’achat. Et son manque de vision a frappé l’auditoire.
Bref, la nouveauté est venue des grands sujets n’ayant rien à voir avec le 2.0. John Doerr, le boss de Kleiner Perkins, le plus grand fonds de capital risque de la Valley, à parlé de son implication dans l’énergie et les green tech…. et de la politique économique d’Obama.
Lawrence Lessig, le juriste qui a crée Creative Commons a aussi parlé de politique, pour lancer un appel au renouvellement du mode de fonctionnement du congrès américain .
Et c’est finalement le cycliste Lance Armstrong qui aura volé la vedette à Al Gore … pour parler de cyclisme, de politique, d’ego…et de Twitter qu’il utilise depuis 15 jours.
Ils n’ont donc plus rien à dire sur le sujet chez O’Reilly? On a en tout cas bien du mal à y retrouver ses petits cette année…
Et vous, pensez-vous que le web 2.0 est mort, que c’est grave?Dominique Piotet - L’Atelier-US